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Cette page est en construction. Elle contiendra les scandales archivés sous le régime Gbagbo.

 

3. Scandale au fonds de prévoyance militaire : Trois officiers supérieurs sous les verrous

La justice à mis, hier, le grappin sur trois officiers supérieurs de l`armée ivoirienne dans l`affaire du scandale au fonds de prévoyance militaire.

Trois gros poissons ont été pêchés par le tribunal militaire d`Abidjan(Tma). Il s`agit du colonel Cissé Siriki, directeur de l`informatique au fonds de prévoyance militaire (Fpm), du colonel Akwauassa, responsable financier du Fpm et du commandant Digbeu, collaborateur direct de l`ex-Dg le colonel N`golé Mongomin. Ils ont été entendus, hier matin, par le commissaire du gouvernement et écroués à la maison d`arrêt militaire d`Abidjan(Mama). Ces trois officiers supérieurs sont accusés d`abus de confiance et de détournement de fonds publics ou privés. Ce qui fait quatre personnes inculpées dans l`affaire du scandale au Fpm y compris le colonel N`golé qui occupait la fonction de directeur général. Ils ont été convoqués par la section recherche de la gendarmerie. Puis ils ont été présentés au commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Ange Kessi. Ce dernier a mis les prévenus sous mandat de dépôt. Les trois officiers supérieurs sont allés rejoindre leur patron le colonel N`golé Mongomin, qui a été arrêté, vendredi dernier.

Faut-il le rappeler ? Le chef d`état-major des armées(Cema), le général Philippe Mangou poursuit devant les tribunaux le colonel N`golé et autres pour abus de cofinance et détournement de fonds publics ou privés. Mangou les accuse d`avoir détourné la somme de 220 millions Fcfa. Cet argent a été remis en 2003 à la caisse des militaires par Laurent Gbagbo, président de la République. Ces millions Fcfa étaient destinés aux soins ambulatoires des quatre mille militaires appelés sous le drapeau. Pour une gestion efficiente de l`argent, le chef d`état-major des armées l`a mis à la disposition du fonds de prévoyance militaire (Fpm) dirigé par le colonel N`golé Mongomin. En 2007, explique une source proche du dossier, tous les appelés sont engagés dans l`armée et deviennent automatiquement adhérents au Fpm et pris en compte par ladite structure. C`est ainsi que le général de brigade, Philippe Mangou demande au directeur général du fonds de lui faire un point sur l`utilisation des 220 millions Fcfa. « Estimant que le colonel N`golé Mongomin fait des difficultés à s`exécuter, l`autorité militaire a initié une plainte et en a profité pour demander un audit sur la gestion globale du Fpm. Notamment, sur l`entraide de fin de carrière (Efc) », confie notre source qui garde l`anonymat.

Bahi K.
Publié le vendredi 18 juin 2010   dans Nord-Sud


2. Déchets toxiques /Il y a un an Trafigura tuait les ivoiriens - Tout sur les déchets de la mort

PROBO-KOALA.jpg

Le 19 aout 2006, la Côte d’ Ivoire s’est vue bousculée par une catastrophe grave relative au déversement, par un navire le ‘’ Probo Koala’’ d’une quantité importante de déchets chimiques hautement toxiques sur le territoire Abidjanais et banlieues entrainant des maladies graves, des cas de décès constatés, des eaux polluées et des plantations dévastées par contagions. Les victimes de nos jours se chiffrant à des dizaines de milliers et dont le dédommagement important nécessite un suivi médical et juridique, les organisations et associations de victimes sur le territoire national décident de mettre sur pieds la Fédération Nationale des Victimes des Déchets Toxiques de Côte d’Ivoire (FENAVIDET CI). Elle est née le samedi 24 février 2007 de l’assemblée générale constitutive des associations et fédérations des différentes communes victimes du déversement. Au regard de l’Etat de droit, des libertés individuelles, de l’égalité des individus devant la justice et de la qualité de la vie humaine, cette fédération est destinée à œuvrer à la prise en charge effective des victimes dans le respect de son fonctionnement au conformément de la loi N°60-315 du 21 Septembre 1960.

Historique Probo-koala.jpg

Le 2 juillet 2006, le PROBO KOALA accoste au port d’Amsterdam. Il a auparavant déchargé une cargaison d’hydrocarbures en Espagne. La citerne à déchets étant pleine de plus de 500m3 de résidus d’hydrocarbures et divers composants chimiques, TRAFIGURA cherche à s’en défaire auprès de la société Amsterdam Port Services (APS). Ces déchets sont déchargés sur une barge couplée au navire. Une puanteur inhabituelle se répand, probablement due à la forte odeur d’œufs pourris du sulfure d’hydrogène. La police des services d’environnement de la ville et les autorités portuaires interviennent. La société APS remarque lors de tests en laboratoire, que les substances ne correspondent pas aux informations données sur les déchets par le donneur d’ordre. Il s’ensuit une négociation sur le prix qui n’a pas abouti. Trafigura décide de recharger les déchets sur le PROBO KOALA, ce qui selon APS, ne s’est jamais produit. Les services de l’environnement d’Amsterdam ont tenté de faire immobiliser le navire mais sans succès. La seule injonction faite est de décharger les déchets au port suivant.

Le PROBO KOALA se rend ensuite à Paldiski en Estonie pour charger de l’essence destinée au Nigeria. Le 1ier Août, après deux escales aux Iles Canaries et à Lomé (Togo), le PROBO KOALA atteint Lagos (Nigeria). Il Livre une cargaison de pétrole. Trafigura fait une nouvelle et vaine tentative de vidange.

-Le 12 Juillet 2006, la société TOMMY est créée par, Salomon Ugborugbo, de nationalité nigériane. Elle n’obtient du ministre des transports ivoirien qu’un agrément d’approvisionnement des navires.

-Le 9 Août 2006 dix jours avant l’arrivée du PROBO KOALA, la société TOMMY est agréée pour le traitement de produits toxiques. Elle n’a jamais obtenu de contrat de ce type mais serait spécialisée dans la vidange et l’entretien des soutes de navire et décroche une autorisation du port pour récupérer les huiles usagées et les résidus d’hydrocarbures. TOMMY n’a ni les moyens ni les compétences pour cette tâche.

-Le 17 août, à Abidjan, la compagnie Puma Energy, filiale de TRAFIGURA, prend contact avec la société Waibs, un intermédiaire qui conseille de faire affaire avec la société Tommy. TOMMY s’engage à assurer le boulot.

-Le 19 Août 2006, accostage du PROBO KOALA au port d’Abidjan. La société TOMMY se charge de l’apanage des 528 tonnes dans une quinzaine d’endroits de la ville d’ABIDJAN.

-Le 20 Août une forte odeur s’empare d’Abidjan. Des populations font des allergies multiples.

-Le 21 Août, les analyses du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL) attestent que l’échantillon s’apparente à du produit pétrolier proche de l’essence, avec une forte teneur en hydrogène sulfuré, substance toxique pouvant entraîner la mort immédiate en cas d’inhalation.

-Le 22 Août, malgré une demande d’immobilisation datée au port de la veille, le PROBO KOALA peut quitter sans encombre le port d’Abidjan. Le PROBO KOALA, dont l’équipage est russe est un navire pétrolier immatriculé au PANAMA, appartenant à une compagnie Grecque et affrété par la société Hollandaise et Suisse TRAFIGURA.


Description chimique de la cargaison

Trois enquêtes sont ouvertes au Pays-Bas afin de déterminer dans quelles circonstances le navire a quitté le pays alors que ses soutes ne contenaient pas que des résidus issus d’un nettoyage. Les analyses révèlent que les déchets sont constitués de soude à 10%, des thiols (mercaptans), des phénols, de l’hydrogène sulfuré, de naphte (oléfines, paraffines et hydrocarbures aromatiques),et des disulfides. L’enquête révèle qu’il s’agit des résidus d’une opération de transformation de 70000 tonnes de pétrole et de 28000 tonnes de naphte en provenance des Etats-Unis qui auraient été déchargés en Cote d’Ivoire.


Mouvement Politique et Remous sociaux

Les déversements ayant été effectués dans plusieurs endroits (curieusement) la forte odeur du produit envahit les riverains, des malaises s’ensuivent, des complications cliniques également et à la fin plusieurs cas de décès sont signalés, les populations se révoltent ça et là. Les victimes s’organisent par sites de déversement pour réclamer justice et la tête des coupables. L’opposition politique s’en mêle, le pouvoir aussi. On se disculpe de part et d’autre, tout en essayant de faire porter la responsabilité aux autres. Le 06 septembre 2006 le premier ministre ivoirien Konan Banny démissionne avec son gouvernement. Deux ministres (transports et environnement) sont limogés, tandis que sont suspendus le directeur du port d’Abidjan (qui serait un des principaux financiers du clan présidentiel), le gouverneur du district d’Abidjan et le directeur général des douanes ivoiriennes.

Après avoir nié pendant 2 mois la toxicité des déchets déversés à Abidjan, TRAFIGURA a reconnu qu’une opération de raffinage avait bien eu lieu à bord du PROBO KOALA, en pleine mer, quelques semaines avant le désastre. Cette manipulation a généré des déchets à forte toxicité et un bénéfice de quelques millions d’euros pour TRAFIGURA

Deux mois seulement après le drame ; contre toute attente, le président ivoirien Laurent GBAGBO signe plusieurs décrets prévoyant le retour à leur poste des directeurs du port autonome d’Abidjan ;du directeur générale de la douane ivoirienne et du gouverneur du district d’Abidjan réputés être très proche du président. Indignées par la décision du Chef de l’Etat les victimes et leurs associations sont sur le pied de guerre. L’opposition s’en implique fortement. Mais le Chef de l’Etat en homme politique avisé décide de lui couper l’herbe sous les pieds. Il décide de recevoir les victimes et leurs différentes associations. Ce fut là une véritable opération de charme qui a eu pour mérite de désolidariser plusieurs associations de victime des différentes manifestations prévues. A cette rencontre, il est évoqué la nécessite de création d’une fédération unique regroupant toutes les associations et organisations de victimes. Le président Laurent GBAGBO approuve et dégage des fonds à cet effet (40 millions de Frs CFA). Le 24 février 2007, à la bibliothèque national d’Abidjan plateau, la FENAVIDET-CI entendez Fédération National des Victime des Déchets Toxique de Cote d’Ivoire voit le jour. Elle a pour mission et objectif de représenter en tout lieu et en tout temps les victimes des déchets toxiques de Cote d’Ivoire et de les défendre sur tous les plans. Mais curieusement depuis la mise en place de la FENAVIDET-CI les pouvoirs publics ont évité de l’associer aux différentes tractations touchant au sort des victimes ; entres autres, le très impopulaire accord ETAT de COTE d’IVOIRE - TRAFIGURA

Accord Etat de Côte d`Ivoire - TRAFIGURA

Organisation des victimes

Pendant que les victimes à travers leur fédération attendent l’appui et l’assistance nécessaire promis par le Chef de l’Etat (appui administratif logistique et judiciaires…..) elles sont surprises en même temps que la communauté nationale et internationale de l’annonce et la publication d’un accord état de COTE d’IVOIRE - TRAFIGURA lb. Le 13 février 2007, accord à l’amiable inadmissible dans lequel TRAFIGURA s’engage a versée 152millions d’euro à la partie ivoirienne en échange de l’abandon des poursuites judiciaire contre elle. L’accord qualifié « d’accord de la honte » fut de toute évidence rejeté par la FENAVIDET-CI à sa création. Toutefois la FENAVIDET-CI décide d’endosser pour le compte des victimes les 152millions d’euro sous forme d’acompte sur la manne financière que devra payer TRAFUGURA dans le cadre du dédommagement et de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques, mais aussi et surtout continuer tranquillement les différentes procédures judiciaires engagées contre TRAFIGURA et tous ses complices. Mais c’était sans compter la volonté du pouvoir d’Etat d’organiser un détournement des 152millions d’euro de TRAFIGURA.


Indemnisation des victimes

Pendant que les associations et organisations de victimes et leur fédération attendaient d’être invitées et associées à la gestion des 152 millions d’euros (100 milliards de franc CFA) de TRAFIGURA, elles furent surprises par une grille de partage minutieusement conçue par la présidence de la république ivoirienne. A la lecture de la grille on se rend compte que l’Etat pour qui il est prévu 22 milliards sur les 100 dans le contrat, s’octroie à lui seul et ses démembrements plus des 2/3 des 100 milliards. A l’opposé l’on n’a prévu qu’une vingtaine de milliards aux centaines de milliers de victimes qui espéraient en vain des soins médicaux appropriés. 200000FCFA (300 Euro) c’est la modique somme qui est prévue pour être reversée à chaque victime. C’est donc tout naturellement que la grille de partage est rejetée par la FENAVIDET-CI qui réclame en vain sa réécriture en association avec tous les acteurs. En pleine contestation généralisée, l’état fiers de son forfait décide de continuer sa besogne en publiant cette fois une liste dite des victimes des déchets toxiques. Liste que ne reconnaissent pas les différentes associations de victimes qui crient à l’an arque. Une an arque pour justifier une indemnisation de masse qui à la fin se révèle comme une poudre aux yeux de l’opinion nationale et internationale. On se rendra compte avec le temps que l’indemnisation annoncée tambour battant n’est en réalité qu’un détournement organisé des quelques milliards qui restait des 100 milliards de TRAFIGURA. Les victimes n’ont que leurs yeux pour pleurer.


Dépollution des sites

Une quinzaine dont 10 grands sites de déversements ont étés identifiés à travers plusieurs endroits à Abidjan. Aux premières heures des événements, sous la pression des manifestants, le gouvernement Charles K. BANNY signe un contrat de gré à gré avec TREDI-SECHE pour l’enlèvement des déchets et la dépollution des sites de déversement. 17/24 milliards sont dégagés, une partie des sites se voit dépolluée, d’aucuns par contre ne connaitront qu’un début de dépollution pendant que des sites dont quelques (4) grands sites restent à être dépollués. Les travaux engagés par la société TREDI-SECHE sont arrêtés quelques semaines plus tard. Difficultés de trésorerie dit-t-on. Conformément aux termes du contrat TREDI-SECHE attend le versement de la totalité du reste (7milliards) de ce qui lui est du avant de continuer et d’achever la dépollution du reste des sites de déversement. Les jours passent au grand désespoir des Abidjanais qui continuent de cohabiter et d’être intoxiqués par ses sites de la mort. Le 13 Février 2007, lorsque l’accord de la honte intervient, accord qui a pour seul mérite de confier le reste de la dépollution à la partie Trafigura ; les Abidjanais reprennent espoir, espoir qui se verra ruiné puisque plusieurs mois après on n’a pas vu venir la dépollution du reste des sites. Les populations continuent d’inhaler les déchets avec son cortège de malades et de décès. Aux dernières nouvelles de gros intérêts financiers retarderaient l’exécution des travaux au grand dam des souffrances du peuple. On cherche à se faire plein de sous sur le dos des populations qui se meurent. Dans une conférence de presse en date du 22 Novembre 2007 la fédération des victimes a dénoncé et décrié cette situation et a lancé un cri de cœur à l’endroit de la communauté internationale, aux organisations des droits de l’homme et environnementales afin qu’elles se mobilisent pour la dépollution effective et totale des sites.


Situation sanitaire des victimes

L’on fait le malheureux constat de ce qu’autour d’une telle catastrophe qui a causé des centaines de milliers d’intoxiqués et plusieurs cas de décès, l’Etat n’a prévu aucune structure ni de soins, ni de suivi qui puisse produire des rapports périodiques sur la situation et/ou l’évolution sanitaire des victimes. La fédération des victimes en a encore une fois fait son chemin de bataille. Aujourd’hui les malades sont abandonnées à leur sort. La situation sanitaire est dramatique. Des malades continuent de se déclarer. Plusieurs intoxiqués font aujourd’hui des complications cliniques. La liste de décès se rallonge dans le silence. Le tableau est sombre. Il est impérieux de se mobiliser pour venir en aide à toute une population en détresse.


Actions Judiciaires

A l’éclatement du scandale un bicéphalisme s’est crée au sommet de l’état .un clan dirigé par le premier ministre Charles BANNY issu des accords de paix et l’autre inspiré par le Chef de l’Etat le président Laurent GBAGBO (pour mémoire depuis 2002 la COTE d’IVOIRE est confrontée a une rébellion armée qui a occasionné plusieurs accord de paix). Pour la gestion du scandale des déchets toxiques Charles Konan BANNY met sur pied un comité de coordination des différentes actions dirigée par madame Safiatou Ba N’Daw. Le président Laurent GBAGBO, lui créé une cellule dénommée cellule présidentielle chargée des catastrophes humaines et naturelles dirigée par l’ex ministre OHOUOCHI Clotilde. C’est pourquoi sur le plan judiciaire : pendant que le chef de l’état saisi le procureur TCHIMOU pour ouvrir une enquête judiciaire, le premier ministre lui responsabilise maître Fatoumata Diakité, magistrat hors hiérarchie a la tête d’une commission d’enquête indépendante. Deux mois après, la commission d’enquête de la primature publie ses résultats apparemment contestés par le camp présidentiel qui jure de livrer les « vrais » résultats d’enquêtes dans les jours qui suivront. Rien n’y fit jusqu`à ce jour. Quant à l’information judiciaire, elle fait quelques détenus préventifs. Sept (7) ivoiriens sont inculpés et écroués, ils sont rejoints le 18 Septembre 2006 par C. Dauphin fondateur dirigeant de TRAFIGURA, et son directeur pour l’Afrique de l’ouest, J.P.Valentini, écroués à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). A la surprise générale, après le versement des 100 Milliards de TRAFIGURA, toutes les personnalités détenues sus-citées recouvrent la liberté le 13 février 2007. Et plus rien ! Ni responsables, ni coupables de ce scandale n’ont été connus. Les victimes et leurs associations se perdent dans des actions judiciaires dans un environnement juridique apparemment gelé par l’Etat de COTE d’IVOIRE. La fédération nationale des victimes de déchet toxique ne démord pas. Elle se réserve le droit de porter plainte contre l’état de COTE d’IVOIRE et son acolyte TRAFIGURA dans des pays européens et sous d’autres cieux.


Une enquête de Henri Medi

Publié le lundi 14 juin 2010 par Notre Défi

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour.

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1. Graves révélations de Tagro au conclave du Fpi : 2/3 des places du concours de police réservés aux cadres du Fpi

“Afin d`éviter l`enfer vécu par feu Emile Boga Doudou à l`Ecole de police, le Fpi a décidé de se constituer une force de police à lui. Ainsi, chaque année, deux tiers des places ouvertes au concours d`entrée à l`Ecole de police sont réservés d`office aux membres de la direction du Front populaire ivoirien (Fpi) qui se les partagent". Scandale, révélations choquantes et révoltantes. Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, les pontes du Fpi qui se sont retrouvés au domicile de Affi N`Guessan pour régler en famille les palabres entre Mamadou Koulibaly et Désiré Tagro ont plutôt levé un coin du voile sur leurs gestions obscures de l`Etat. Et le moins que l`on puisse dire c`est que la Côte d`Ivoire court un grave danger…
Plus de six (6) heures n`ont pas suffi, avons-nous écrit, aux membres du Secrétariat exécutif du Fpi pour vider le contentieux Koulibaly-Tagro. Mais au terme de la rencontre de jeudi nuit, tous s`étaient jurés, la main sur le cœur, de ne faire aucune déclaration à la presse. Vu certainement que tout ce qui avait été débattu constituait des dossiers trop lourds qui risquaient de mettre en péril la survie même du régime s`ils étaient portés sur la place publique. Mais ce serment ne sera pas respecté par les partisans de Tagro qui, dès le lendemain de la rencontre, faisaient des déclarations dans tous les sens pour dire que le Secrétariat exécutif du Fpi a condamné et mis en minorité Koulibaly. Vidant du coup de sa substance le communiqué qui devrait intervenir pour situer l`opinion sur cette séance de travail nocturne.
Les langues se déliant, nous avons pu recueillir, de sources diverses, l`essentiel de cette nuit de débats, d`ébats et de combat au domicile de Affi N`Guessan.

Révélations choquantes
Au cours des échanges en effet, le ministre Désiré Tagro aurait pris la parole pour dire clairement que lorsqu`il est arrivé au ministère de l`Intérieur, d`abord comme directeur de cabinet de feu Emile Boga Doudou, il avait pu constater que tous les policiers qui étaient là étaient ceux de Emile Kéi Boguinard (?). Le Fpi n`avait pas d`emprise réelle sur ces policiers qui, a-t-il rappelé, ont lancé une bombe lacrymogène sur le ministre Boga Doudou lors d`une visite de travail à l`Ecole de police en 2002. C`est encore par la faute de ces mêmes policiers si Boga Doudou est mort en septembre 2002 car ceux-ci ne l`ont pas protégé comme il se devait lors de l`attaque des hommes de Guillaume Soro.
A son arrivée à la tête de ce ministère stratégique, Tagro aurait décidé de faire en sorte que le Fpi ait ses propres policiers, c`est-à-dire des hommes sûrs recrutés par les responsables du parti, prêts à mourir pour le Fpi. Dans cette logique, le ministre de l`Intérieur aurait révélé que depuis 3 ans qu`il est là, deux-tiers (2/3) des places ouvertes au concours d`entrée à l`Ecole de police sont réservés au Fpi. Autrement dit, chaque année avant l`ouverture du concours, deux tiers des 1000 ou 1300 places ouvertes sont bloqués d`avance pour le Fpi. Le ministre Tagro aurait révélé que ces places ne sont pas vendues mais gracieusement distribués entre les membres de la direction du Fpi. Il aurait même cité quelques unes des personnalités comme Simone Gbagbo, Affi N`Guessan, Sokoury Bohui et autres auxquelles est affecté chaque année un quota de places au concours de police. Tagro aurait aussi ajouté, en réponse à Koulibaly, que pendant que le président de l`Assemblée nationale utilise son budget de souveraineté pour grossir son compte en banque, lui, en tant que ministre de l`Intérieur, utilise ses pouvoirs et privilèges pour renforcer les bases du pouvoir de Gbagbo, recruter des gens au Fpi. En trois ans, beaucoup de milliards passés entre ses mains auraient servi à faire ce travail. Ainsi à la différence du Pr. Mamadou Koulibaly qui passerait le clair de son temps à développer des thèses sur le développement durable, la souveraineté monétaire ou les libertés individuelles et collectives, lui Tagro userait de son temps pour réfléchir à des choses concrètes. Et sur ce point le ministre de l`Intérieur aurait révélé qu`il songe déjà à une alternative à l`Apo. Implicitement, il rejoint Koulibaly sur l`échec de cet accord.

Réponses de Koulibaly
Après cet exposé de Tagro qui a mis en lumière la fidélité et le dévouement du ministre de l`Intérieur à Gbagbo et au Fpi, ses partisans étaient plus que satisfaits. Ils auraient alors demandé à ce que Koulibaly présente ses excuses et regrets à Tagro.
Mais le président de l`Assemblée nationale n`entendra pas les choses de cette oreille. Koulibaly refuse de présenter la moindre excuse à Tagro. Pour la simple et bonne raison qu`il s`estime floué. Au contraire, c`est à moi qu`on devrait présenter des excuses, estime-t-il. Et pour cause, le 3ème vice-président du Fpi qu`il est, président de l`Assemblée nationale, député de Koumassi, Ddc de Gbagbo dans cette commune, comment avec toutes ces qualités et fonctions cumulées, lui Koulibaly n`a jamais été associé à ce commerce honteux qui consiste à proposer des noms pour l`entrée à l`Ecole de police ? Est-ce parce que les gens de sa tribu n`étaient pas aptes à accéder à cette école ? En tout état de cause, Koulibaly condamne cette façon de gérer l`Etat et réclame l`ouverture d`une enquête parlementaire, d`une enquête de l`inspection générale d`Etat et du comité de contrôle du Fpi sur le sujet.

Colère de Lida Kouassi
L`ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi aurait alors pris la parole pour crier son étonnement par rapport au procès fait à Koulibaly. Il ne comprend pas que l`on puisse exiger au président de l`Assemblée nationale des excuses parce qu`en son temps, il avait été accusé d`avoir fait assassiner le ministre Boga Doudou. Une enquête interne avait été ouverte contre lui Lida. Et cette procédure avait établi son innocence. Pourtant, jusqu`à ce jour, Lida déclare n`avoir pas reçu les excuses formelles du parti. Il n`en fallut pas plus pour provoquer le courroux de Laurent Akoun et de Odette Sauyet qui auraientt manqué d`en venir aux mains avec Lida Kouassi. Ces derniers trouvant inacceptable que l`ancien ministre de la Défense évoque un problème personnel, réveille un souvenir douloureux alors qu`on parle d`autre chose.
C`est dans ce tintamarre de récriminations et de griefs que Simone Gbagbo prend la parole pour appeler tout le monde au calme. Elle-même un peu gênée par les révélations de Tagro qui l`a personnellement citée au titre des personnes bénéficiaires des quotas à l`Ecole de police. Le Pr. Mamadou Koulibaly aurait par ailleurs refusé de présenter des excuses à Affi N`Guessan, le président du Fpi qu`il invite à le démettre de la direction du parti s`il juge intolérables ses propos. Avant de lever la séance qui n`a pas permis de dégager un consensus sur un quelconque sujet à l`ordre du jour, les parties auraient convenu de se revoir mais avant de ne faire aucune déclaration à la presse. Mais le mot d`ordre n`a pas été respecté, hélas !
AKWABA SAINT-CLAIR

Publié le lundi 14 juin 2010 dans Le Nouveau Réveil

 

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  • de Seth KOKO
  • : Homme de paix et de vérité, Auteur du projet du Dialogue Direct inter-Ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire entre 2006 et 2010, stratège diplomatique de formation. Il a longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo à qui il finit par s'opposer. Il fut Leader d'opinion pour la défense des droits des populations de 2009 à 2012. Seth koko développe désormais ses affaires dans le secteur de l'Investissement
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